L' image

qui détruit tout

Le pouvoir de l’ image…télévision, internet, téléphone portable, presse à sensation…sans majuscule.
Il y a deux ans j’étais en poste en Collège dans un quartier difficile ou les choses se passent plutôt bien essentiellement grâce à l’efficacité de l’Administration en place, des Proviseurs au Assistants d’ Éducation. J’ errais dans la cour, allant à la rencontre des élèves, que je connaissais assez bien. L’ un deux m’interpelle le sourire aux lèvres… me montre son téléphone portable qui « lit » une vidéo porno dont il est inutile d’ en préciser les détails. Je quitte aussitôt le téléphone des yeux, et explique que ce genre de chose n’ éveil en moi aucun intérêt que ce soit, histoire d’éviter un discours paternaliste maladroit et inutile. Le gamin ricane en regardant ses « complices » et lâche de mauvais mots à l’encontre des femmes. Et me laisse sans voix…
Je réfléchi. Certes le collège est certainement l’ époque du premier film porno du papa absent entre copain, séance plus marrante qu’ excitante  d’ ailleurs, et peut-être aussi du premier New*ook ou Play*oy.
Aujourd’hui il faut à peu près une minute pour que Go*gle trouve des images de femmes nues, 10 minutes pour flâner sur des sites pornographiques, et 15 minutes pour avoir accès à des vidéos amateurs traitant de toute la perversité « masculine » dans son ensemble, de l’utilisation d’ustensile en tout genre à la Zoophilie.
Aujourd’hui toujours, il suffi de presser un bouton pour voir sur une chaine de télé des seins siliconer et des culs gonflés à block ainsi que des yeux pour les regarder. Émission, documentaire, journal télévisé, publicité. Du cul, des seins, et des yeux qui les regardent, abrutis.

Je me souviens d’ une phrase d’ Al*in Soral, ( un écrivain-militant pas très recommandable qui dit beaucoup de conneries mais parfois n’ est pas loin de dire un truc intéressant(!!), qui se demandaient à quoi pouvait bien ressembler l’ image de la femme dans les cerveaux tetracannabinolés des gamins de banlieue, qui n’ ont pour vie sexuel que des expériences solitaires face à des  films pornos. S’ il ont étend cette pensée au monde occidentale ou les mecs ont remplacé les femmes par les consoles de jeu, et les femmes ont remplacé les mecs par des sacs imitations V$iton, on prend toute l’ampleur du…phénomène.
Tout est maintenant réduit à son état le plus « primitif »…et être une femme n’ aura jamais été aussi difficile, dans un monde où l’ on fini par se demander si la pédophilie est vraiment si grave que cela. Le femme finira-t’ elle par n’ être qu’ un homme comme les autres? je m’éloigne…
On ne nait pas obsédé, exhibitionniste, pervers, sadomasochiste, échangiste, homosexuel ou lesbienne. On le devient par la force des choses, ou plutôt
par la force des images qui nous marquent.
Le recherche de la beauté version bobo et pin-up est devenue une telle priorité que le ridicule n’arrète plus personne. Des chaussures avec trois pointures en plus, du maquillages de mangas, des ongles de sorcières, des coupes de cheveux impensables. Et personne n’ y échappent.  Que tu es dix ans ou soixante dix, toujours la même violonté: être un « jeune » adulte.
La meilleure partie de l’ existence?
J’ ai fini par « vomir » les défilés de mode,  les pubs de sportifs, les talk-shows d’ abrutis ‘emblondassé’ et les émissions de stars qui fabriquent des stars.
Un vieux con ?! Non, un jeune con.
Car nous assistons maintenant à l’ ultime évolution de notre civilisation: un abrutissement complet des 85% de la population mondiale.
Car si même au fin fond de la savane Coca-C*la à réussi à trouver des clients, on peut penser que plus aucun cerveau n’est resté « connecté ». Connecté à la réalité de la vie, de la nature, de l’humanité. Un constat alarmant quand on regarde les chiffres de la…surpopulation.
J’ai lu quelques part qu’ il était regrettable de penser que nous pourrions tous vivre « décemment » si la population mondiale n’ avaient pas excédée les 2 milliards.
Cela est d’ autant plus alarmant quand on assiste à une véritable « extinction » de l’ éducation, dans un pays ou l ‘on pense punir financièrement les parents des cancres et des « délinquants ».
Diplômes ou pas de toutes façons, aujourd’hui si tu veux bosser, il veut mieux habiter un pays pas encore tout à fait développé ou en cours, et surtout ne rien espérer d’ autres que de te crever à la tâche pour rien!
Plus les choses avancent, plus les pires scénarios de sciences-fictions apparaissent comme notre futur, improbable.
La liberté d’ expression ne saurait avoir de limite…mais peut-être devrions-nous voir le danger là où l’ on ne la « soupçonne » pas, volontairement ou non. Le sexe, le fric, le luxe…mais aussi la honte, la haine, la pitié.
Aujourd’hui, prendre un « bain » médiatique, c’est surfer sur les péchés capitaux.
CSA et autres impostures de la soi-disante censure n’ ont pas vraiment les moyens de s’ opposer à un véritable fléau de ce début de siècle: l’ étalage de la connerie humaine comme chemin à suivre. Je ne pense plus, mais je suis quand même.
Alors coupons les télés. et recommençons. Nous en étions à l’ invention de l’ écriture. Riche idée n’est-ce pas…

2 Reponses to “

L' image

qui détruit tout
  • bouh ouh ouh….est-ce dans cette société que mes (futurs) mômes vont grandir?
    je suis en partie d’accord avec toi…
    mais dans l’écriture aussi on trouve du olé olé (relis les echanges entre George Sand et Alfred de Musset…eh oui, ca commence comme ca!!!)…..

  • :mrgreen: Sur qu’ on doit pouvoir y trouver du « people » !! hihi. Sur aussi qu’ il y a une « démocratisation » de la littérature, tout le monde fait un bouquin aujourd’ hui! mais au moins, tu apprends des mots…Sur qu’ elle a usée de son vocabulaire le plus riche, même pour la dérision!:
    Mais l’ image, sans le son, ça endort, ça éteint, ça ment.
    Out!

    biz’lex…

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