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Le cinéma des frères Coen
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Tag Archive for '.cinema'

Telechargement illégal

Et mauvais films

Et si l'on compensait les mauvaises recettes des films en salle en taxant ceux qui ont préférés le télécharger illégalement plutôt que d' aller le voir au cinéma ?"Aux États-Unis, l'un des producteurs de The Expendables vient d'être débouté dans sa poursuite contre 23 322 internautes soupçonnés d'avoir téléchargé illégalement le film. La Cour s'est déclarée suite...

Gerard !

Arrête de boire...

Depardieu, c' est l' histoire d' un monstre sacré du cinéma, qui a partagé l' affiche avec les plus grands, de Dewaere à Carmet, sous la caméra des plus grands, de Blier à Zidi, en passant par Pialat et Truffaut: C' est l' histoire du cinéma français de l' après nouvelle vague. Depardieu, c' est aussi et surtout un acteur anti-star très apprécié d' un public dont il fut autrefois suite...

Bio-ciné: Quentin Tarantino et la passion du cinéma…

L' histoire de ce réalisateur est un véritable conte de fée hollywoodien. Quentin  Tarantino, ou comment un loueur de vidéo passionné de cinéma va entrer dans l' histoire en un seul film. Retour sur une -courte- carrière qui suffi pourtant a propulsé Mr T en-tête des réalisateurs américains préférés des studios.

Je n' ai pas vraiment le temps d' écrire sur ce site en ce moment, le faible nombre de mes articles du mois passé le prouve. Pourtant, je sors d' un "Inglourious Basterds" des plus joyeux et du coup, je prend un bout de ma nuit pour parler de ce grand réalisateur qu' est Quentin Tarantino.

Il y a plusieurs raisons d' aimer son cinéma...certains aiment le coté réaliste des fusillades de ses films, d' autres l' aspect "Magazine" et sa manie de nous dérouler l' histoire dans tous les sens, parfois même en commençant par la fin. D' autres jubilent à entendre la qualités de son écriture et son gout du détail, ainsi que l' importance qu' il attache à chacun de ses personnage. Et puis il y a tous ceux qui aime le non-sens voir le ridicule de certaines scènes. Au final, tous s' accorde à dire que Quentin Tarantino, à force de montrer à son public sa passion pour le cinéma et ses influences parmi ses pères, fini par être dans ses films un petit de chacun. Peut-être que même qu' il fini par être le réalisateur que tous aurait voulu être ! Je retire...

N' empêche que maintenant, Tarantino peut tout se permettre. Même de bruler le Furher.

Peu de films mais beaucoup de prestation dresse sa carrière. Ses apparitions dans les films de ses amis où dans des series T.v contribue au mythe. Et puis, la société qu' il a crée avec son Roberto Rodriguez lui a permis de produire pas mal de premier film qui lui tenait à cœur, d' de la série des "Une Nuit en Enfer" à celle des "Hostel". Et comme il aime travailler entre ami, il a souvent partagé la caméra et ses bout de scénarios avec Allison Anders, ou encore Roger Avary avec qui il co-ecrira "Pulp-Fiction".

Voici donc un petit aperçu de ce qui a fait sa légende...toujours en marche.

Reservoir Dogs

1992...seconde réalisation mais "vrai" premier film, petit budget, en parti financé par la vente des scénarios de "Tueurs Nés" à Oliver Stone et de "True Romance" à Tony Scott, "Reservoir Dogs" n' est rien de plus qu' un huit clos sanguinolent. Une histoire de braquage qui tourne mal. On sent déjà le gout de la rue et des truands, et la qualité du jeu des acteurs fond du film un vrai régal. Un premier essai plus que concluant, et déjà quelques acteurs qui deviendrons favoris du réalisateurs, Harvey Keitel, Steve Buscemi ou encore Tim Roth...

True Romance

1993...Ne jamais se fier à l' affiche d' un film. Le "Bonnie&Clide" des années 90 est bien plus que cela. Patricia Arquette trouve là son meilleure rôle, et le film regorge de scènes mythiques. Un road-movie sur fond de cocaïne qui se termine dans le pire des bain de sang, que T.Scott choisira de transformer en happy-end. A noter une scène incroyable, celle du duel Christopher Walker en parrain de la mafia face à Dennis Hopper le nez en sang. Sûr que Tarantino a apprécié.

Tueurs nés

1994...A sa sortie on a dit que ce film était un appel à la violence. Certains faits divers viendront alourdir l' influence du film sur la jeunesse américaine, mais aujourd'hui' le cinéma est devenu bien pire et le monde aussi. Du coup la ballade de Mickey et Mallory est maintenant un plaisir quelque peu dégoulinant mais souvent risible. Tarantino a souvent dit qu' il aurait fait cela autrement. Oliver Stone a fait un tabac avec ce film.

Pulp Fiction

1994...Puisqu' il ne faut en retenir qu' un seul, choisissons celui-là..."Pulp Fiction", où comment enflammer la croisette et rafler la palme d' or contre toute attente. Comme une épitaphe, ce film est je pense la travail Tarantinien le plus abouti jusqu' à lors. Le réalisme de certaines scènes lui ont valu une interdiction au moins de douze ans, mais ni le public ni la jury du festival de Cannes ne s' est trompé: ce film est un chef-d' œuvre. Et la résurrection de John Travolta, grâce à un hamburger.

Une nuit en enfer

1996...Je sais, vous l' avez tous vu et au final, vous vous dites que ce n' est rien de plus qu' un film supplémentaire avec des vampires dedans. Pourtant, je peux vous assurez que si, comme moi, vous aviez vu ce film dans un salle obscure et surtout sans en connaître le 'pitch', vous auriez été plus que surpris de voir la belle Salma Hayek sauté sur le coup de Tarantino, et d' assister à une véritable croisade contre les vampires alors que laissez croire à un polar, noir bien sur. Et puis, après ce film, j' ai su qu' il faudrait maintenant compter sur Seth, Georges Clooney. Effrayant, drôle, et un sacré clin d' oeil à Romero au passage.

Jackie Brown1997...Ta-tata, Black-power. Palm Grier à jamais dans nos cœurs. Une bande-son aux couleurs 70's, un DeNiro qu' on avait encore jamais vu comme cela, une histoire simple, avec des personnages compliqués. Où l' inverse. Le casting, pas si évident que cela, est pourtant des plus efficace, et Robert Forster, -presque- en ces temps lointain sera parfait dans le rôle du Robin des Bois improvisé.

Inglourious Basterds2009...10 ans. c' est ce qu' il aura fallu pour achever cette épopée au cœur du milieu nazi. Ne cherchez pas les références historiques et les ressemblances envers Hitler ou Gobbels, ici tout est remanié façon western-spaghetti, et façon Tarantino. Une belle performance du nazi interprété par Christoph Waltz, un Brad Pitt aux allures "Durdunienne" et une français parmi d' autres en la personne de Mélanie Laurent, (bon il y a Diane Kruger qui partage sa vie avec Guillaume Canet...) et un final en apothéose font de ces bâtards pas très glorieux un grand moment de cinéma.

J' aurais pu, dû parler des "Kill Bill", de "Groom Service" et aussi de la période Grindhouse, et j' aurais de toutes façons pu parler du cinéma de Quentin Tarantino toute la nuit, tant il a ravi le modeste amateur de cinéma que je suis. Je n' ai même pas parlé des judicieux choix de ses bandes sons, ni même de son exagération maladive du détail. Mais il est encore temps pour vous de voir de quoi je parle.

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Bio Ciné: Clint Eastwood

Clint Eastwood Eastwood. Clint Eastwood. Rien que son nom inspire ne laisse personne indifférent. La longue carrière de l' acteur américain renferme à elle seule la moitié de l' histoire du cinéma. Du "Make my Day" de l' Inspecteur Harry aux larmes d' amour du photographe de "Madison Road", Clint Eastwood à parcouru sa vie d' autodidacte du cinéma comme la plupart de ses personnages: en solitaire.

1955? dans la ligne de mire

L' année de sa première apparition dans une série Z un peu oubliée au titre surprenant, "La Revanche de la créature". Mais c' est surtout l' année de la série à succès "RawHide" qui le révèlera à un large public, et surtout à Segio Leone, qui le choisi pour interprété le personnage du cowboy solitaire de sa trilogie "Pour une poignée dwestern-spaghettie dollars", "Et pour quelques dollars de plus" et "Le Bon, la Brute et le Truand", l' école de l' art façon Western-spaghetti. Sa très grande taille (1m93), son regard ténèbreux, son calme légendaire, l' ami Clint a tout pour devenir un grand acteur, et se retrouve logiquement dans la préstigieuse distribution de "Quand les aigles attaquent" aux cotés de Richard Burton, Patrick Wymark et Robert Beatty. En 1979, "L'Évadé d'Alcatraz" lui apporte une certaine reconnaissance dans le milieu très fermé du cinéma américain, et il rencontre Don Siegel qui lui écrit un rôle sur mesure de l' Inspecteur Harry.

Mais alors qu' il crée la polémique avec son personnage fasciste et sexiste d' "Inspecteur Harry", l' acteur passe derrière la caméra et réalise "Un Frisson dans la nuit", un thriller psychologique genre "Liaison Fatale", révélant ainsi une autre facette de son talent: désormais, Clint Eastwood le réalisateur dirigera Clint Eastwood l' acteur.

Coté engagement l' acteur est conu pour être un "républicain libertaire". Engagé pour Nixon mais opposé à la guerre au Vietnam, engagé pour Bush mais opposé à la guerre en Irak. Il financera même le voyage de l' acteur Sean Penn dans ce pays pour rendre compte des dégâts causé par l' armée U.S. Tout au long de sa vie Clint Eastwood occupera divers postes au sein des gouvernements américains, républicains qui se succèderont avec plus ou moins d' "enthousiasme", et sera même aux cotés d' Arnold Schwarzenegger en Californie pour une courte durée...

Une courte rétrospective sur sa filmographie n' est pas chose aisée, tant les films , les succès et les sujets "visités" par Clint Eastwood sont nombreux. Je vais m' obliger à en choisir un maximum de dix. L'Homme des Hautes Plaines1973 : L'Homme des Hautes Plaines... - Première réalisation à succès. Un personnage proche de celui qui l'incarnait dans la trilogie de Sergio Leone, l' humanité en plus, qui inspirera un peu plus tard un autre de ses chefs d' oeuvre "Pale Rider". Un cavalier sans passé débarqué de nulle part qui prend le parti des faibles face à impitoyables corrompus du Far-west. Efficace.

 1982 : Honkytonk Man... - L' ultime récital d' un guitariste de country musique atteint de la tuberculose. « Un gars qui meurt ça plaît au public, ça », le tenancier d' un bar. Première note de musique dans un de ses films pour ce réalisateur par ailleurs passionné de jazz et pianiste à ses heures perdues, qui racontera la vie du saxophoniste Charlie Parker dans "Bird", magnifiquement interprété par Forest Withaker.

 1990 : Chasseur blanc, cœur noir - Le penchant meurtrier d' un réalisateur qui, parti en Afrique pour tourner un documentaire, fini par préférer chasser et s' acharne sur un éléphant. Clint l' écolo, Clint coté humain. Une oeuvre très personnelle, un film à la saveur étrange.

 1992 : Impitoyable - William Munny, tueur autrefois implacable mais aujourd' hui repenti débarque dans la ville de BigWiskey, pour éliminer deux cowboys qui ont "tailladés" au couteau le visage d' une prostitué. L' un de ses chefs d' oeuvres oscarisés, et un formidable affrontement d' acteurs dirigés avec une baguette magique, de Gene Hackman à Morgan Freeman. Mon préféré avec "...Madison Road".

 1993 : Un monde parfait - La course poursuite d' un évadé de prison et de son jeune otage face aux Texas Rangers à travers le pays. Un film magnifiquement réalisé, où Eastwood campe un Agent quelque peu dépassé par les évènements, sentant la fin tragique. Un film magnifique, et le dernier "bon" film de Kevin Costner.

affiches films1995 : Sur la route de Madison - Adapté du roman de R.J.Wallers du même nom, le film retrace l' histoire d' amour impossible de Francesca Johnson, une fermière de l' Iowa qui rencontre et tombe éperduement amoureuse de Robert Kincaid, un photographe du National Géographique de passage. Quatre jours de passion, dans la vie d' un femme mariée et mère de famille, qui aura le choix difficile entre la raison ou la passion. Quatre jours passés au coté de Clint Eastwood amoureux de Meryl Streep, tout les deux au sommet de leur talent pour une oeuvre intimiste qui va droit au coeur. L' ami Clint composera la musique du film, et la mélodie au piano entraînera beaucoup de larmes, dont les miennes.

 1997 : Les Pleins Pouvoirs - Un cambrioleur assiste au meurtre de la maîtresse du président des états-Unis par lui même, et tente de se disculpé alors que les services secrets font tout pour l' accuser. De retour face à Gene Hackman pour un affrontement sur le fil du scalpel dans un polar supra-efficace. Un film culte.

 2004 : Million Dollar Baby - Le destin tragique d' une boxeuse qui tente de devenir professionnelle et demande l' aide d' un ancien entraîneur de renom. L' un des plus gros succés de l' année 2005, et la révélation d' Hilary Swank. Morgan Freeman, en "aide de camp" et conseillé psychologique prouve qu' il sait vraiment tout faire, et ne manque jamais de faire savoir quel plaisir il a de jouer dans les films de son ami Clint.

 2008 : Gran Torino - Un vétéran de la guerre de Corée tente de protéger une famille d' immigrés hmongs d' un gang qui essaye de"recruter" leur fils. Une oeuvre troublante sur fond de guerre des gangs et de racisme dans les quartiers abandonnées des Etats-Unis, pour un film essentiellement porté par les épaules d' un Clint Eastwood alors agé de 79 ans. Mais croyez-moi, même à cet âge avancé, quand Clint Eastwood fixe son regard et balance un direct en pleine face, c' est tout le charisme de l' acteur qui prend le dessus. Depuis il a d' ailleurs annoncé qu' il ne passerait plus devant la caméra. Et puis...

1977 : L'Épreuve de force, 1980 : Bronco Billy, 1986 : Le Maître de guerre, 1989 : Pink Cadillac, 1990 : La Relève, 1993 : Dans la ligne de mire, 1999 : Jugé coupable, 2002 : Créance de sang, 2003 : Mystic River, 2006 : Mémoires de nos pères... clint eastwood
Tant de films à la gloire d' un artiste incomparable, tant d' oeuvres souvent réalisées avec des problèmes de budgets malgré les colossales recettes gagnées par la Warner grâce à ses films( éstimées à plus de deux milliards de dollars ), tant de preuves qu' un cinéaste peut se réinventer à chacun de ses films, et connaître le succès et la reconnaissance sans ne jamais tomber dans le facile et l' industriel. Une carrière digne d' un athlète de haut niveau du cinéma.
Mr Clint Eastwood.

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Coen Bros

conteurs pour adulte

Cynisme, sens de l' absurde et nostalgie d' une époque révolue. Telle est la marque de fabrique des Frères Coen. Après avoir effectué ses "classes" comme assistant-monteur au coté de Sam Raimi pour "Evil Dead" ( un début idéal! ), Ethan retrouve son frère Joel et réalise leur premier long-métrage, Sang pour sang, récompensé par le Grand Prix du Festival de Sundance. Déjà la noirceur du style, la "lourdeur" des personnages classent les frères Coen, dans la catégorie "film culte".

"Arizona Junior", "Miller's Crossing", respectivement Road-movie déjanté et film de ganster, révèle au public le goût du melo-noir aux acteurs emblématiques, de Nicolas Cage à Gabriel Byrne. Ainsi va la vie chez les Coen: Ethan écrit, Joel réalise. Le duo bientôt le plus célèbre du cinéma américain n' a de cesse de passionner les spectateurs, et reçoit la Palme d'Or à Cannes avec "Barton Fink". Les films s' enchaînent, les acteurs aussi. Parmi les acteurs "fétiches" du duo, on trouve Tim Robbins, Steve Buscemi, John Turturro, John Goodman, George Clooney et bien sur Frances McDormand. Le grand saut, une "satire" sur la libre-entreprise(!!), "Fargo" un thriller hivernal haut en couleur et pourtant aussi noir que le café et qui va comme un gant à F.McDormand. Et puis c' est l' heure du premier chef d' œuvre. Les puristes vont citerons "Baron Fink" ou même "Blood Simple"; mais le premier film du duo à faire l' unanimité sera "O'Brother". Sur que ce n'est pas tous les jours que Georges enfilera son costume d'Ulysse...Même recette que les précédent. Un casting efficace, un trio d' enfer Pete, Delmar et Ulysse dans leur odyssée(J.Turturro, T.B.Nelson, et un incroyable George Clooney), des second rôles récurant (J.Goodman et Helen Hunt), une histoire invraisemblable mêlant Odyssée d' Ulysse et K.k.klan. Une comédie à mourir de rire, une photo très soignée et une bande son au poil. Un pur délice... Deux ans auparavant était sorti "The Big Lebowski", et déjà on s' était dit que les deux avaient fait pas mal de chemin depuis "Blood Simple". Jeff Bridges en joueur de bowling hippie complètement largué, John Goodman en vétéran allumé du Vietnam, Steve Buscemi en pièce manquante et pourtant inutile d' une histoire d' enlèvement loufoque...à noter la jolie performance de Julianne Moore. Les frères retrouvent G.Clooney pour "Intolérable Cruauté", une histoire d' avocat arroseur-arrosé et de riche héritière en mal de riche pour hériter. Et un rôle sur-mesure pour C.Zetha Jones, qui sait aussi être une bonne actrice(!!), et une performance délirante de Paul Adelstein, que l' on peut apercevoir dans de nombreuses séries dont Prison Break. "The Ladykillers", le remake d' un classique de 1955 et son génialissime Tom Hanks en cambrioleur philosophe ramène de nouveau les frères sur la croisette et obtient le prix du Jury.

Une participation au film anniversaire réalisé à l'occasion des 60 ans du Festival de Cannes plus tard, le duo abandonne quelques temps ses acteurs favoris et son goût pour la plaisanterie et signe un film très noir au titre à rallonge très évocateur: No Country for Old Men - Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme. Une chasse à l' homme dans le désert mexicain avec un effroyable Anton Chigurh dans le rôle du tueur implacable. Le film rafle le prix du meilleur scénario aux Golden Globes, et marque un bref retour dans le noir du début du duo. L' année suivante sort "Burn after Reading", une histoire d' agent secret pas très discret emmenée par John Malkovich. La famille s' agrandie. Le duo va maintenant s' essayer au western...et nous sommes impatient. Vous voulez voir un de leurs films et vous voulez un conseil ? Voyez-les tous.

Aucunes ombres dans la filmographie des frères Coen. 13 films uniques et incontournables, 13 contes modernes pour adulte .

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Phénomène de Night Shyamalan avec Mark Walhberg

"Je rentrais à New York, c'était une journée magnifique et les arbres bordaient la route. Je me suis brusquement demandé ce qui se passerait si la nature se retournait contre nous."

Night Shyamalan vous le dit: à force de jouer avec le feu, on se brûle! L'homme a sous estimé la nature, et a oublié qu'avant lui, de nombreuses espèces végétales peuplent la planète. Les gens meurent par milliers...ils s'écroulent sans aucunes explications, ou se suicident. Est-ce un gaz ou un nouveau virus? Une attaque terroriste ou même extra-terrestre ?! Je ne vais pas en dire plus sur l'histoire, il faut allez voir ce film. La bande annonce témoigne bien de toute la tension que l'on ressent dans la salle. Et, à bien y réfléchir, le nature ne serait-elle pas capable de nous mettre un arrêt à nos modes vies qui la détruise ? Night Shyamalan, votre film est tout simplement déroutant. Le jeu de Mark Walhberg oppresse et l'incompréhension et surtout l'impuissance plonge le spectateur dans une certaine terreur. Il faut allez voir ce film. J'aimerais conclure par un petit coup de gueule: En deux jours, j'aurais vu 4 films pour lesquelles je suis toujours arrivé à l'heure. Du coup, j'ai pu me gaver de publicité ( au moins 10 min par film ) mais pas de bande-annonces ( 1 ou 2 par films et toujours les mêmes, Hulk ( avec E.Norton, sniff) et Wanted, deux films d'action bien ridicule apparemment... ). Et puis j'ai aussi vu 4 fois le clip inutile d'une chanson facile d'un certain Julien D, pour ne pas le citer une fois de plus. Suivi de la pub d'un opérateur téléphonique qui propose d'écouter encore et encore la fameuse chanson sur son portable. A 8 euros la place, je me demande à combien serait le film sans les pubs...

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Voyage

à la capitale

On est des consommateurs, on est des sous-produits d'un mode de vie devenue une obsession, meurtre, banditisme, pauvreté, ces choses me concernent pas. C'qui me concerne moi, ce sont les revues qui parlent des stars ! La télévision avec cinq cent chaines différentes ! Les slips avec un grand nom marqué dessus !... / Tout est provisoire. Tout s’achète : l’amour, l’art, la planète Terre, vous, moi. Surtout moi...

J' étais assis au milieu de la foule. Les gens me frôlaient et parfois me poussaient sans interrompre leurs conversations. Personne ne s'inquiétait de croiser un type assis là, en plein milieu d'une rue piétonne, et tout le monde me contournaient sans vraiment s'en préoccuper. Sûr que certains me voyaient, et peut-être même s'interrogeaient-ils un instant? Pourtant...je ne dérangeais en rien le rythme soutenu de leurs occupations...

Je suis le sentiment de rejet exacerbé de Jack...

L'exploration de l'espace intersidéral est maintenant en plein essor et ce sont les multinationales qui mènent tout. La sphère stellaire I*M, la galaxie Mic*osoft, la planète aux cafés Starb*cks. J'avais moi aussi envie de gouter de nouveau à cela. Envie de me comporter comme une rock-star en plein lèche-vitrine. Passer une demi-heure à essayer toutes sortes de lunettes de soleil en m'imaginant dans ce foutu miroir aux cotés d'une play-mate siliconée, de chercher quelles couleurs de chemise, tee-shirt ou pantalon révèleraient mes magnifiques yeux aux monde sans penser ni à ce que cela avait valu comme sacrifice à l'espèce humaine ni à ce tout le mal que ça faisait. Envie d'attendre mollement mon tour pour la cabine d'essayage, armé de bonson de cuir et de paires de chaussures, sans avoir l'impression d'avoir en main des corps morts d'animaux ensanglantés. Envie de m'arrêter dans n'importe quel Fast-food à n'importe quelle heure de l'après-midi, et de me taper le plus gras des méga Big-M*c, accompagné d'un litre de soda-sur-sucré. Envie de m'affaler à une terrasse de café pendant des heures, pour ne rien faire mise a part mettre mes charmes sous les regards du sexe opposé. J'avais envie de rouler en bagnole, bras sur la fenêtre et musique à fond, sans me répéter que les pétro-dollars sont la pire des maladies qui est jamais rongés le monde. J'avais envie d'être beau, comme tout le monde. J'avais envie que tu m'aimes.

Et puis mon animal porteur de force a dit:NAGE!

J'étais encore assis, mais plus pour longtemps. Je regardais les visages, écoutais les voix. Je pouvais sentir l'excitation de la consommation dégouliner le long des murs de publicités. J'étais invisible au milieu d'une foule d'enfants à la veille de noël. J'ai levé la tête au ciel pour chercher un soleil masqué par les buildings. J'ai vu un homme tomber du haut d'une tour pour s'écraser sur un présentoir à colliers en toc. J'ai imaginé une voiture lancée à toute allure écraser les piétons avec des points bonus comme dans un jeu vidéo. J'ai regarder un point immense venu du ciel frappé le sol, arrachant toute une partie de la planète. Je me suis remis à marcher, d'un pas soutenu. Toutes les visions cauchemardesques du monde occidentale vues et lues de ma jeunesse étaient devenues réalité. Notre réalité. Je souriais. Le monde n'a pas de but. Ceux qui le dirigent non plus. Tout le monde ne pense qu'à profiter du jour présent, se contentant de rêver du lendemain. Notre siècle a décidé de vivre au-delà de ses moyens, en empruntant sur le futur. Nous vivons actuellement l 'âge d'or dont parle toutes les prophéties. Notre guerre est commerciale. Notre ennemi, le capitalisme.

Il y a un adage qui dit qu'on fait toujours du mal à ceux qu'on aime, mais il oublie de dire qu'on aime ceux qui nous font du mal.

J'ai marché, longtemps, malgré la pluie. J'ai croisé le bonheur, la joie de vivre et le respect. Mais j'ai surtout croisé la résignation, la honte et le mensonge. J'ai vu l'espoir sur certains visages. Mais j'ai surtout constaté de la dépendance, de la soumission, et du chagrin de ne pas être vraiment conscient de ce que nous sommes. Nous sommes des somnambules accrochés aux distributeurs-dealers automatiques des banques. Nous participons tous à la destruction d'un mur recouvert par la photo d'un couché de soleil Hawaïen. On se voit tous en héros différent et donc unique de cette vie, persuadé que les explications qui apparaîtront à la fin donneront un sens à tout cela.

Sur une durée suffisamment longue, l'espérance de vie tombe pour tout le monde à zéro.

Fight Club de David Fincher. 99 Frs de Yan Kounen, à voir ou à revoir

suite...



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